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Contraception chez les patientes transplantées : oui, mais à adapter

11.03.2019

La HAS publie une fiche mémo sur les méthodes contraceptives pouvant être utilisées chez les patientes transplantées (rein, foie, cœur, poumon) en âge de procréer. Il s’agit d’une actualisation de la recommandation de bonne pratique de la HAS de 2007. Le champ a été ouvert aux greffes de foie, cœur, poumon. Objectif : aider les professionnels à prescrire une contraception adaptée et efficace. Explications du Dr Joëlle Favre-Bonté, du service des bonnes pratiques professionnelles de la HAS.

La HAS a publié une fiche mémo à destination des professionnels(1) sur les différentes méthodes contraceptives pouvant être prescrites dans le cadre de greffes cardiaques, hépatiques et pulmonaires chez les femmes en âge de procréer.

Dès lors qu’une greffe d’organe est envisagée chez une femme en âge de procréer, les patientes doivent être informées sur les différents modes de contraception. Toute méthode contraceptive doit être adaptée à chaque femme et choisie par et avec la patiente, en concertation avec le gynécologue et le service de transplantation, en fonction des contre-indications.

 La fiche aborde 3 types de situations :

  • Les greffes non compliquées : par exemple, la contraception oestroprogestative est autorisée en respectant les contre-indications de la population générale pour la greffe du rein et du poumon, nécessite en plus l’avis du cardiologue référent  pour une greffe de cœur et est contre-indiquée dans le cas du syndrome de Budd-Chiari pour une greffe de foie. Le progestatif seul et le dispositif intra-utérin sont autorisés en respectant les contre-indications. Les méthodes barrières sont indispensables en association si une protection contre les infections sexuellement transmissibles est recherchée.

  • Les greffes compliquées (échec aigu ou chronique, rejet ou allogreffe cardiaque compliquée de vasculopathie).

  • Les méthodes contraceptives en cas d’urgence.

Une vigilance particulière doit être portée sur les interactions médicamenteuses potentielles avec la contraception choisie, pouvant altérer l’efficacité de la contraception ou du traitement immunosuppresseur.

Les préservatifs et les autres méthodes barrières lors d’une utilisation au long cours ont un taux d’échec élevé. Ils ne constituent pas une méthode fiable de contraception s’ils sont utilisés comme seule méthode contraceptive.


 (1) Sont concernés, les néphrologues, cardiologues, hépatologues, gastro-entérologues, pneumologues, chirurgiens transplanteurs, anesthésistes-réanimateurs, gynécologues-obstétriciens, gynécologues et médecins généralistes.