icone-retour-accueil  > Les pratiques  > Pneumologie  >  Sevrage tabagique

Sevrage tabagique

03.07.2015
Mots clés : 

Le tabac tue un fumeur régulier sur deux et fait perdre 20 à 25 ans d’espérance de vie. C’est la première cause de mortalité évitable en France. Les professionnels de santé doivent devenir de véritables partenaires antitabac des fumeurs qui veulent arrêter. Ils doivent engager une démarche active auprès de leur patient fumeur quel que soit le motif de consultation. Pour ce faire, la HAS met à leur disposition des outils pratiques et opérationnels (questionnaires, algorithmes, échelles d’évaluation, fiches pratiques, etc.). Ces outils doivent leur permettre de réussir les 4 étapes clés vers le sevrage : dépister la consommation de tabac, évaluer la dépendance et la motivation à l’arrêt, accompagner l’arrêt de manière efficace et proposer le meilleur suivi pour prévenir les rechutes.

Les recommandations font aussi le point sur les méthodes de sevrage tabagique efficaces ainsi que sur la cigarette électronique.

La HAS recommande à tous les professionnels de santé de dépister le statut tabagique de chaque patient et surtout de conseiller systématiquement l’arrêt du tabac de manière concrète et précise.

Sachant que 97 % des fumeurs qui essaient d’arrêter sans aucune aide échouent, l’accompagnement par un professionnel de santé doit être au centre de la démarche d’arrêt du fumeur. L’accompagnement peut être complété par des traitements à base de nicotine (patchs, gommes, comprimés à sucer, inhalateurs, sprays buccaux). Ces traitements, dont l’efficacité a été réévaluée dans le cadre de cette recommandation, sont les traitements de première intention. La varénicline et le bupropion ont leur place dans la prise en charge de l’arrêt du tabac mais sont à prescrire en seconde intention. La cigarette électronique n’est pas recommandée à ce jour comme outil d’aide à l’arrêt du tabac, car son efficacité et son innocuité n’ont pas été suffisamment évaluées. En revanche, du fait de sa toxicité beaucoup moins forte qu’une cigarette, son utilisation chez un fumeur qui a commencé à vapoter et qui veut s’arrêter de fumer ne doit pas être découragée.

Le 3 juillet 2015
Estelle Lavie – Chef de projet – Service bonnes pratiques professionnelles - HAS

Nous contacter