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Spondylarthrite

01.12.2011

Diagnostic, prise en charge et suivi

Le diagnostic précoce de spondylarthrite reste difficile. [Ceci peut partiellement s’expliquer par un moindre impact des recommandations de décembre 2008 concernant les spondylarthrites, en comparaison aux recommandations sur la polyarthrite rhumatoïde de 2007]. La prise en charge des spondylarthrites est en pleine évolution ces dernières années, avec notamment l’option thérapeutique bénéfique des agents anti-TNF dans les formes ne répondant pas de façon satisfaisante au traitement conventionnel. Cette évolution s’effectue au plan nosologique, mais également dans la prise en charge pratique au quotidien.

Ainsi, de nouveaux critères de classification ont été proposés par le groupe Assessment of spondylo arthrisis (ASAS), et publiés en 2009 et 2010. Ils concernent les formes axiales, avec deux entrées possibles chez des sujets de moins de 45 ans souffrant de rachialgies depuis plus de trois mois, sacro-iliite (radiographique ou IRM) d’une part, présence de HLA-B27 d’autre part, associées à un ou plusieurs signes de spondylarthrite (uvéite, psoriasis, entérocolopathie, antécédents familiaux, sensibilité aux AINS…).
Ces critères ont également été validés pour les formes périphériques. L’apport de ces critères porte essentiellement sur la place de l’IRM autorisant à retenir le diagnostic de sacro-iliite en l’absence de modification radiographique, permettant ainsi de définir des spondylarthrites pré-ou non-radiographiques. Ceci suppose une définition consensuelle de la sacro-iliite en IRM. Ceci a été établi en collaboration entre l’ASAS et l’Outcome measures in rhumatology (OMERACT). L’élément de définition est la présence d’un œdème des berges sacro iliaques, visualisé par un hypersignal en séquences T2 ou STIR ou T1 après injection de gadolinium.
Pour l’évaluation, un nouveau score d’activité de la maladie a été élaboré. Il s’agit de l’Ankylosing Spondylitis Disease Activity Score (ASDAS), prenant en compte, la douleur rachidienne, la durée de la raideur matinale, l’évaluation globale par le patient, la douleur ou épanchement articulaire périphérique, et la CRP assortis de différents indices. Ce score, plus performant que le BASDAI, introduit un élément biologique objectif avec la CRP.

Des mises à jour des recommandations ASAS pour l’initiation des anti-TNF d’une part, et pour la prise en charge des spondylarthrites, en collaboration avec l’European league against rheumatism (EULAR), vont faire l’objet de publications dans les mois à venir. Elles préciseront certains points particuliers, en fonction des données de la littérature récente.
Tous ces éléments seront à prendre en compte et à intégrer dans la révision et la mise à jour des recommandations nationales concernant les spondylarthrites.

 

Décembre 2011
Pr Daniel Wendling – Service rhumatologie – CHU Besançon

Déclaration d'intérêts
Consulter la déclaration publique d'intérêts du Pr Daniel Wendling

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