Quote this publication Share Print

Pertinence de l’imagerie en cas de gonalgie chez l’adulte - Note de cadrage

Tool to improve professional practice - Posted on Jul 21 2021

Contexte

En 2016, la Cour des comptes, face à l’évolution importante des dépenses d’imagerie (environ 1,5 % par an depuis 2007), recommandait de développer des actions relatives à la pertinence des examens d’imagerie et souhaitait une implication plus forte de la HAS dans ces actions.

En janvier 2019, la HAS et le Conseil national professionnel de radiologie et imagerie médicale (G4) ont signé un accord-cadre portant notamment sur l’amélioration de la pertinence des soins en imagerie.  C’est dans ce cadre que sont conduits les travaux sur la pertinence de l’imagerie en cas de gonalgie.

La gonalgie est un symptôme fréquent en population générale comme en milieu professionnel, pouvant limiter les activités de la vie quotidienne, entrainer des arrêts de travail et altérer la qualité de vie. Elle peut être d’origine non traumatique : l’arthrose en est la cause plus fréquente, notamment après 40-50 ans ; la gonalgie peut survenir également après un traumatisme aigu du genou, à l’origine le plus souvent de lésions ménisco-ligamentaires, plus rarement de fractures ou luxations.

Des études ont montré :

  • une augmentation régulière de la réalisation d’IRM des membres inférieurs avec pour conséquence des délais d’attente encore très élevés pour réaliser une IRM ;
  • des IRM du genou dont l’indication n’était pas toujours appropriée ;
  • des imageries du genou répétées, parfois de manière non justifiée ;
  • la règle d’Ottawa insuffisamment appliquée en cas de traumatisme aigu du genou.

 

Objectifs

Les objectifs du projet sont de :

Connaitre les situations cliniques qui indiquent ou non une imagerie en cas de gonalgie non ou post-traumatique et choisir l’imagerie la plus adaptée et en particulier :

  • améliorer la pertinence du recours à IRM en cas de gonalgie non ou post-traumatique ;
  • réduire la répétition d’imagerie non utile ;
  • augmenter le recoursà une règle de prédiction clinique (Pittsburg ou Ottawa) en cas de gonalgie dans le cadre d’un traumatisme aigu du genou.

Les enjeux sont :

  • améliorer la qualité de la prise en charge :
    • ne pas méconnaitre une lésion significative du genou ;
    • réduire les imageries non justifiées, en particulier lorsque celles-ci ne modifient pas la prise en charge thérapeutique du patient.
  • améliorer l’accès aux plateaux d’imagerie, notamment d’IRM, en réduisant les IRM inutiles.

 

Professionnels concernés 

Principalement les médecins généralistes mais aussi les gériatres, rhumatologues, médecins du sport, médecins urgentistes, chirurgiens orthopédistes, médecins du travail, médecins de médecine physique et de réadaptation, masseurs-kinésithérapeutes ainsi que les radiologues.