Rapports d'analyse prospective

Article précédent
Citer cette publication Share Impression

Sexe, genre et santé - Rapport d'analyse prospective 2020

Rapport d'analyse prospective
Études et Rapports - Mis en ligne le 14 déc. 2020
Couv RAP2020

Quels effets ont le sexe et le genre sur notre santé ?
Comment influencent-ils nos comportements et nos pratiques ?
Sont ils pris en compte dans les politiques de santé et d’accompagnement social ? dans les instruments conçus pour les mettre en œuvre ?

L’analyse de la HAS expose pourquoi tenir compte du sexe et du genre en santé. Elle formule 10 propositions issues de ces constats pour faire de la prise en compte de ces facteurs un levier d’amélioration de la santé des femmes, des hommes, des personnes intersexes et des personnes trans. Elle prend aussi l’engagement de progresser elle-même à ce sujet dans le cadre de ses missions.

 

Sexe et genre ont une influence déterminante sur la santé des personnes et leur prise en charge par notre système. Un rôle qui peut s’avérer tantôt sous-évalué, tantôt teinté de stéréotypes, ce qui conduit à une catégorisation des populations laissant peu de place à la nuance. En résultent parfois des réponses inadéquates des politiques publiques ou de la part des professionnels.

Cette analyse traverse les secteurs sanitaire, social et médico-social au prisme du sexe et du genre, avec l’objectivité scientifique qui caractérise la HAS. Il en émerge dix propositions concrètes pour encourager la prise de conscience des acteurs, compléter la construction des politiques de santé et adapter les instruments à disposition des professionnels de terrain.

Convaincue que ces évolutions concourent à l’amélioration de la santé de chacun, la HAS tient à être un acteur du changement et prend aussi, pour elle-même, des engagements forts.

Consulter le rapport d'analyse prospective 2020 "Sexe, genre et santé"

 

Replay de la conférence "Sexe et genre en santé"

"Sexe et genre en santé : enrichir les savoirs, améliorer les pratiques"

Après avoir exposé ces enjeux dans son rapport "Sexe, genre et santé", la HAS a réuni le lundi 28 juin 2021 des acteurs de la recherche et de la formation et des professionnels de terrain pour imaginer des perspectives d’évolution. Retrouver le programme et les présentations des intervenants.

 

Impulsons le changement : stop aux idées reçues

À l'occasion de la conférence en ligne "Sexe et genre en santé : enrichir les savoirs, améliorer les pratiques" du 28 juin 2021, la HAS a lancé une campagne de communication pour une prise de conscience collective.

Quelle influence du sexe et du genre en santé ? On gagne toujours à se poser la question.

 

 "L'ostéoporose, c'est une histoire de femme" - FAUX !

RAP OsteoporoseHommes

 1 homme sur 5 présente une fracture liée à l’ostéoporose après 50 ans ⚠ L’ostéoporose est moins reconnue et moins bien traitée chez l’homme.

💡 La prise en charge doit tenir compte des profils de risque en fonction du sexe.

Aller plus loin dans le rapport d'analyse prospective

 
"Un homme, ça ne déprime pas" - FAUX !

RAP DepressionHommes 

⚠  Des stéréotypes de genre conduisent à un sous-diagnostic de la dépression chez les hommes.
 
💡 Une prise de conscience des professionnels de santé et des hommes est essentielle pour bien prendre en charge cette maladie. Des études montrent qu'il pourrait y avoir autant d'hommes que de femmes dépressifs. Ce n'est pas parce que les hommes ne demandent pas d'aide qu'ils n'en ont pas besoin.
 
 Aller plus loin dans  le rapport d'analyse prospective
 
 
"Les hommes sont plus solides que les femmes" - FAUX !

RAP EsperanceVieHommes 

⚠ Les hommes vivent en moyenne 6 ans de moins que les femmes.

💡 La surmotalité des hommes jusqu'à 65 ans ne doit pas être considérée comme une fatalité et ne doit pas rester dans l'angle mort des politiques publiques.

➕ Aller plus loin dans le rapport d'analyse prospective

 
"Le coeur des femmes, c'est l'angoisse" - FAUX !

RAP CardiaqueFemmes 

⚠ Chez les femmes, les infarctus sont souvent confondus avec des crises d'angoisse. En cause : des signes spécifiques à la femme et des idées reçues sur leur santé.

💡 Les différences femme/homme en santé vont au-delà des questions reproductives. Une prise de conscience des professionnels de santé et des femmes est essentielle pour détecter plus tôt cette urgence vitale.

Aller plus loin dans le rapport d'analyse prospective

 
"Le VIH est une maladie d'homme" - FAUX !

Les femmes sont aussi touchées par le VIH. Elles y sont même plus vulnérables que les hommes.

⚠ Le risque de contamination par le VIH d’un homme contaminé à une femme est 2 fois supérieur à celui d’une femme contaminée à un homme.

💡 Les spécificités biologiques, anatomiques et sociales qui affectent la transmission doivent être connues et prises en compte.

Aller plus loin dans le rapport d'analyse prospective

 
"La santé des personnes trans est une affaire de spécialistes" - FAUX !

Les personnes trans ont besoin, comme tout un chacun, d’un suivi général de leur santé. Les professionnels de santé doivent être mieux formés à leur accueil et prise en charge.

⚠ Selon des enquêtes, 75 % des personnes trans ont déjà été mal à l’aise avec un médecin pour une raison liée à leur transidentité.

💡 Les professionnels de santé devraient tous recevoir une formation de base sur la transidentité.

➕ Aller plus loin dans le rapport d'analyse prospective

 
"Être intersexe, c'est comme les licornes, ça n'existe pas" - FAUX !

Près de 2 naissances sur 100 sont intersexes. Il y a autant de personnes intersexe que de personnes rousses.

⚠ La méconnaissance des nombreuses variations du développement sexuel contribue à invisibiliser les personnes intersexes.

💡 Renforcer la sensibilisation, la formation et la recherche pour un système de santé plus inclusif.

➕ Aller plus loin dans le rapport d'analyse prospective 2020

 
"Les femmes handicapées n'ont pas de vie sexuelle" - FAUX !

Les femmes handicapées ont comme toutes les femmes une sexualité et cela les expose par exemple au papillomavirus.

⚠ 1 femme en situation de handicap sur 3 n’est pas dépistée pour le cancer du col de l’utérus (HPV).

💡 Les stéréotypes visant les femmes en situation de handicap ne doivent pas faire oublier le suivi de leur santé sexuelle

➕ Aller plus loin dans le rapport d'analyse prospective 2020

 

Nous contacter

Equipe projet - Rapport d'analyse prospective