Citer cette publication Share Impression

Indications de l’orthopédie dento-faciale et dento-maxillo-faciale chez l’enfant et l’adolescent

Recommandation de bonne pratique - Mis en ligne le 01 juil. 2002

Répondre aux questions suivantes :

  1. Quels sont les éléments sémiologiques qui, au cours d'un dépistage ou d'un examen clinique, vont orienter vers une consultation spécialisée ?
  2. Quels sont les éléments nécessaires à l'établissement du diagnostic ?
  3. Quelles sont les anomalies qui relèvent d'un traitement et quel doit être, en fonction de l'anomalie, l'âge optimal du début de traitement ?

 

Quels sont les éléments sémiologiques qui, au cours d'un dépistage ou d'un examen clinique, vont orienter vers une consultation spécialisée ?

Le groupe de travail propose consensuellement que :

  • l’examen de dépistage ait lieu avant l’âge de 6 ans ;
  • toute dysfonction oro-faciale soit considérée comme un signe d’alerte et conduise à un examen morphologique. Sont à surveiller :
  • la ventilation,
  • la déglutition,
  • la phonation,
  • la mastication,
  • les succions,
  • la cinématique mandibulaire (ouverture, fermeture, propulsion, latéralité).

 

Quels sont les éléments nécessaires à l'établissement du diagnostic ?

L’examen morphologique comprend :

  • un examen exobuccal qui recherche :
    • les asymétries,
    • les disproportions verticales de la face,
    • les altérations du profil,
    • les inocclusions labiales permanentes de repos,
    • les altérations du sourire,
    • les cicatrices ;
  • un examen endobuccal qui observe :
    • les discordances des arcades maxillaires et mandibulaires,
    • les anomalies des rapports incisifs,
    • les perturbations de l’alignement des dents.


Le groupe de travail estime consensuellement que sont nécessaires les éléments suivants :

  • éléments cliniques :
    • anamnèse,
    • examen exobuccal,
    • examen endobuccal,
    • éventuellement, consultations spécialisées complémentaires (bilan orthophonique, bilan ORL, etc.) ;
  • documents constamment nécessaires :
    • film panoramique des arcades,
    • moulages des arcades en occlusion.


Les documents suivants sont nécessaires en fonction des besoins :

  • photographies de la face ;
  • radiographie rétro-alvéolaire ;
  • radiographie occlusale ;
  • téradiographie de profil ;
  • téléradiographie selon une incidence autre que celle de profil ;
  • tomodensitométrie ;
  • montage des moulages en articulateur ;
  • montage prévisionnel (dit «SET-UP ») ;
  • radiographie main-poignet.

 

Quelles sont les anomalies qui relèvent d'un traitement et quel doit être, en fonction de l'anomalie, l'âge optimal du début de traitement ?

Il est recommandé de ne pas traiter une anomalie, c’est-à-dire une variation par rapport à la moyenne, pour elle-même. Il est recommandé de traiter les anomalies qui entraînent des handicaps.

Sont donc à traiter les anomalies susceptibles :

  • de porter atteinte à la croissance de la face ou des arcades dentaires, ou d’altérer leur aspect ;
  • de nuire aux fonctions orales et nasales;
  • d’exposer les dents aux traumatismes.

Sont également à prendre en considération les circonstances qui pourraient favoriser l’apparition de lésions carieuses et parodontales ou de troubles articulaires.


L’âge optimal du traitement ne peut être fixé uniquement «en fonction de l’anomalie ». D’autres facteurs doivent être pris en compte pour le déterminer, tels que :

  • l’état général;
  • les conditions psychiques et sociales ;
  • l’âge dentaire ;
  • le stade de croissance et de maturation ;
  • les anomalies associées.


À titre indicatif, les éléments cités ci-dessus étant supposés favorables, le groupe de travail estime consensuellement que :

  • relèvent d’un traitement en denture temporaire :
    • les anomalies fonctionnelles. Leur traitement est souvent pluridisciplinaire. Le début est lié au degré de compréhension, de coopération et de maturation psychomotrice de l’enfant,
    • les anomalies de l’occlusion qui présentent une incidence fonctionnelle (pro et latéroglissements mandibulaires),
    • les anomalies des procès alvéolaires, dans certains cas,
    • les anomalies des bases osseuses ;
  • relèvent d’un traitement en denture mixte :
    • les anomalies dentaires (traitements interceptifs des dysharmonies dento-maxillaires, des inclusions, etc),
    • les anomalies dento-alvéolaires,
    • et certaines anomalies des bases osseuses ;
  • relèvent d’un traitement en denture définitive :
    • les anomalies dentaires (anomalies de nombre, de forme, de position et d’évolution),
    • les anomalies dento-alvéolaires y compris certains traitements de compensation.

Nous contacter

Service des bonnes pratiques professionnelles